Livret A : cBanque plagié par LesEchos.fr
Retour de vacances ce week-end, après 2 semaines passées en Savoie. Et démarrage sur les chapeaux de roues avec la parution au Journal Officiel, ce samedi, du texte sur la revalorisation du Livret A et des autres livrets réglementés.
C’est un sujet important pour cBanque, car il y a pas mal de pages à mettre à jour. Les descriptifs du Livret A, LDD, LEP, CEL, les historiques de taux, le module de calcul de prêt CEL… C’est aussi l’occasion de rédiger un article d’actualité, ce qui est une tâche que j’effectue de plus en plus rarement. Bref, quelques heures passées ce samedi.
J’ai quand même eu un peu de mal à formuler tout ça. Dans le JO, il y avait à la fois un arrêté abrogeant le dernier arrêté de revalorisation et un simple avis, une info pas complètement reprise (Voir l’article sur la revalorisation du taux du Livret A).
Un article dans LesEchos.fr
Retour au bureau, ce matin, où j’ai découvert, un peu par hasard, un article dans LesEchos.fr. Ils ne parlaient pas de cBanque. Non. C’était un article sur cette revalorisation du Livret A, intitulé « La hausse du Livret A entraîne celle des autres livrets et plans ». Forcément, la source reste le texte officiel et nous nous attendions à ce que les grands noms de la Presse Écrite Économique traitent cette même information.
Mais pour l’article dans Les Echos, le journaliste (?) a carrément fait un copier-coller de mon article, reformulé quelques passages et ajouté un topo sur le PEL et le LEP.
Pourquoi y-a-t-il plagiat ?
Eh oui. Puisque la source est la même, pourquoi y-a-t-il plagiat ? Eh bien, justement, car je n’ai pas complètement utilisé le texte officiel dans mon article. Par exemple, dans l’avis, il est précisé :
1° Les taux des livrets A, des livrets d’épargne institués au profit des travailleurs manuels et des livrets de développement durable sont égaux à 1,75 % ;
2° Le taux des comptes spéciaux sur livret du Crédit mutuel est égal à 1,75 % ;
3° Le taux des comptes sur livret d’épargne populaire est égal à 2,25 % ;
4° Le taux des livrets d’épargne-entreprise est égal à 1,25 % ;
5° Le taux des comptes d’épargne logement hors prime d’Etat est égal à 1,25 % ;
6° Le taux des plans d’épargne logement hors prime d’Etat est égal à 2,50 %.
Moi, dans mon article, j’ai reformulé cette présentation en précisant les anciens taux et les noms de produit au singulier et en abrégé :
Ainsi, à compter du 1er août 2010, les taux d’intérêt annuels de rémunération sont fixés de la manière suivante :
- 1,75% (au lieu de 1,25%) pour le Livret A, le livret d’épargne institué au profit des travailleurs manuels (LEM) et le livret de développement durable (LDD, ancien codevi),
- 1,75% (au lieu de 1,25%) pour le compte spécial sur livret du Crédit mutuel (Livret Bleu avant 2009),
- 2,25% (au lieu de 1,75%) pour le compte sur livret d’épargne populaire (LEP),
- 1,25% (au lieu de 0,75%) pour le livret d’épargne-entreprise (LEE),
- 1,25% (au lieu de 0,75%) pour le compte d’épargne logement (CEL) hors prime d’Etat,
- 2,50% (pas de changement).pour le plan d’épargne logement (PEL) hors prime d’Etat.
Dans l’article des Echos, la même énumération est reprise telle quelle. (seuls les liens vers cBanque sont évidemment supprimés). D’autres phrases sont inspirées de mon article. La dernière partie a été rédigée par le journaliste (ou peut-être recopiée à partir d’une autre source ?)
La contrefaçon nuit à la création
C’est un slogan que l’on a tous entendu, le plus souvent à propos de la musique ou du cinéma. Mais quand cela vous concerne directement, on comprend mieux le sens. Pour le contenu textuel sur internet, c’est la même chose. Il faut passer du temps pour créer un article, pour rechercher, contrôler et mettre en forme une information, pour rédiger de la manière la plus claire possible. Cela coûte du temps et de l’argent et c’est le prix à payer pour avoir un site de qualité.
Trop souvent, les contenus sont plagiés. Ce sont généralement de petits sites web, le plus souvent des sites satellites uniquement dédiés aux liens de référencement. Je ne compte plus les lettres recommandées envoyées cette année pour faire supprimer certains articles.
Mais quand il s’agit de gros sites de la Presse Écrite avec des moyens importants, aucune excuse ne peut être trouvée. Pour Les Echos, je n’apprécie pas cette manière de procéder et une lettre recommandée sera envoyée cet après-midi. C’est aussi l’occasion de poster ce billet.
Il faut comprendre qu’en matière d’internet, cette pratique est particulièrement déloyale. Dans les moteurs de recherche, notamment Google Actualité, les sites d’information comme La Tribune, Le Figaro, Les Echos ou cBanque sont référencés. Lorsqu’une information est diffusée, Google Actu va mettre en avant celui qui lui inspire le plus confiance (le plus gros). Résultat, sur la requête « Livret A », le faussaire est devant l’original. En image :


27 juillet 2010 à 11:22
En plus de la lettre recommandée, as-tu fait une dénonciation à Google via le formulaire Google depuis les « Outils pour webmasters » du moteur ?
Il semble utile, à l’avenir, lorsque tu rédiges du contenu à forte valeur ajoutée, de l’accompagner d’une flopée de liens issus de sites externes, de préférence aux sujets connexes, pour que Google en tienne compte rapidement, le tout associé par une large diffusion sur les outils de référencement d’actualités temps-réel, comme Twitter ou encore les Digg-like. Je vois que tu relayes déjà les actualités de cBanque sur ce blog, il faudrait donc étendre ce type de relai de manière plus générale pour acquérir rapidement de nombreux liens.
En outre, publier sur l’ensemble des sites d’hébergement de communiqués de presse du contenu visant à promouvoir le nouvel article en ligne, communiqué rédigé de manière originale, est un moyen parmi d’autres d’acquérir une bonne place dans les résultats. Si ça te dit, je peux te donner accès à Page1.fr, mon site du genre, assez dépouillé dans sa mise-en-page et — notamment de ce fait – assez bien référencé sur les mots-clés traités dans les publications relayées.
Enfin, et cela exploite là les défauts actuels de Google qui a un peu de mal avec les thématiques nouvelles et liées à l’actualité, tu peux toujours publier du contenu en avance par rapport à l’événement, quitte à préparer des pages annexes, réparties sur des sites tiers, pour les compléter, notamment de liens, lorsque l’événement survient. Ainsi, ton contenu reste d’actualité, mais profité d’un réseau et d’un historique de liens déjà existant précédemment.
27 juillet 2010 à 18:39
L’article des Echos a été modifié (sans doute aujourd’hui mais sans indication d’une mise à jour) et l’énumération a été remplacée. Mais, en étant attentif, le correcteur aurait pu trouver d’autres similitudes troublantes à éliminer…
@martin : je ne râle pas à propos du référencement. L’actu est de toute façon très éphémère…